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dimanche 31 décembre 2017

Déjeuner avec Daniel Ellsberg, pionnier des lanceurs d'alerte



Des ‘Pentagon Papers’ à la Corée du Nord et à l’apocalypse nucléaire



Edward Luce, FT
Je m’attends à moitié à rencontrer un invalide. L’éditeur de Daniel Ellsberg m’a envoyé un mail la semaine précédente pour m’avertir qu’il souffrait d’une laryngite, qu’il avait besoin de repos, qu’il se fatiguait rapidement. La maison d’édition m’a demandé d’avancer l’heure du déjeuner, avant midi. Je ne peux pas vraiment en vouloir à Ellsberg, qui a maintenant 86 ans, de vouloir expédier notre déjeuner.

dimanche 3 décembre 2017

24 novembre 1883, Eugène Poubelle entre dans l'histoire

Eugène Poubelle entre dans l'histoire le 24 novembre 1883
Si aujourd'hui tout le monde sait ce qu'est une poubelle, Eugène, lui, a été oublié



Par Jean-Marc Daniel
Tous les spécialistes de la langue ont fait de “poubelle” l’exemple typique de l’antonomase. Cette gloire est née un 24 novembre, celui de 1883. Ce jour-là, le préfet de la Seine, Eugène Poubelle, publie un arrêté concernant la collecte des déchets à Paris.
Aujourd’hui, Eugène Poubelle n’est pratiquement connu que pour cet arrêté. Pourtant, il a eu une vie professionnelle riche et diverse. Il est né à Caen en 1831. Après son doctorat en droit, il entame une carrière universitaire sous le Second Empire. Il est un opposant modéré et discret à Napoléon III, ce qui le rapproche d’Adolphe Thiers. Après la chute du régime impérial, Thiers, devenu l’homme fort de la toute jeune IIIe République (voir notre chronique sur le 4 septembre), le nomme préfet.

mercredi 15 novembre 2017

Le mensonge rattrape Israël ? (VIDEO)

💥Le murs des lamatention vestige le plus sacré des israélites serait en réalité un théâtre construit... par les Romains .
 🗣Énorme déception pour le peuple hébreu venant du monde entier pour prier devant le monument construit selon la tradition par Hérode le Grand l'un des personnages les plus importants de l'histoire de l'époque du Second Temple.

jeudi 2 novembre 2017

Chine, Russie, USA, la démocratie marche à fond - par Pierre Morville




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Le 18 octobre dernier s'est ouvert à Pékin le 19ème congrès du Parti communiste chinois.

Réunis tous les cinq ans, les congrès du PCC s'organisent autour de huit jours de réunions décisives. Lors du dernier, le président Xi Jinping a pu sans encombre et sans débat décrocher un second mandat à la tête du parti, donc du pays, et il a pu désigner l'équipe dirigeante de la Chine.

Avec ce deuxième mandat acquis avec d'exceptionnelles majorités, XI Jinping, rejoint les deux grands leaders historiques chinois Mao-Tsé Toung et Dzeng Xiaoping. Dans sa courbe de popularité apparente. Il a été largement ovationné par les 2330 délégués présents (les très rares abstentions se comptaient sur les doigts d'une main). Mais c'est 2330 militants désignés qui avaient la rude tâche de représenter les 98 Millions des membres du Parti Communiste Chinois. Ces derniers ayant pour fonction de prendre en compte et de retransmettre au congrès les récriminations et inquiétudes des 1,374 milliard de citoyens chinois recensés en 2011. Ce dernier dialogue fut évidemment infiniment discret.

A l'inverse, pour les curieux et spécialistes, un chercheur de l'IRIS a répertorié, fiches de renseignement à la main, plusieurs centaines de dirigeants anciens et nouveaux.

dimanche 1 octobre 2017

La conscience internationale interpellée




Par Mostefa Zeghlache
«Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui veulent faire du mal. Mais de ceux qui les regardent faire du mal.»
(Albert Einstein)

Pour les Rohingyas musulmans du Myanmar (ex-Birmanie), les années se succèdent et se ressemblent dans leur fondement dramatique et tragique. Cette minorité birmane forte de 1,3 million d’âmes subit depuis de nombreuses années, notamment depuis l’indépendance de la Birmanie en 1948, les conséquences d’une véritable politique de génocide, quand bien même certains esprits bien pensants à l’ONU préfèrent parler «seulement» d’épuration ethnique, menée par les autorités birmanes appuyées en cela par les extrémistes et le clergé bouddhistes.

dimanche 14 mai 2017

Le Macronmantra



PAR PHILIPPE-JOSEPH SALAZAR
Blabla. En « illusionniste expert », le nouveau président a usé d’une rhétorique du management pour séduire l’opinion, explique le philosophe.

jeudi 2 février 2017

Qui était Mouammar Kadhafi et pourquoi l’ont-ils tué ?



Par Boniface Musavuli — 29 janvier 2017
Retour sur « Objectif Kadhafi  », l’ouvrage de Patrick Mbeko, analyste des questions géopolitiques, paru aux Editions Libre-Pensée, 2016.
Le 20 octobre 2011, les téléspectateurs du monde entier découvrent sur leurs écrans les images d’un homme ensanglanté qui se fait lyncher par une foule hystérique. Quelques instants plus tard, on aperçoit deux corps tuméfiés allongés l’un à côté de l’autre, sur des matelas sales posés à même le sol. Il s’agit du Guide libyen Mouammar Kadhafi et son fils Muatassim. L’évènement marque la fin d’une campagne de bombardement de la Libye par les forces de l’OTAN et les combats au sol de leurs alliés de circonstance : les « révolutionnaires libyens », dont il s’avèrera plus tard qu’il s’agissait d’intégristes et des djihadistes. Mais Paris, Londres, Bruxelles, et même le Secrétaire général de l’ONU saluent « une nouvelle ère » pour la Libye. Kadhafi est alors décrit comme un dictateur mégalomane et sanguinaire, dont les proches s’étaient enrichis en détournant les richesses pétrolières du pays au détriment du peuple libyen. Il est décrit comme un parrain du terrorisme international qui a fait poser des bombes dans des avions, et qui, en cette année 2011, avait tiré sur sa population qui ne réclamait que la démocratie. Les grandes puissances devaient prendre leurs responsabilités : lui livrer la guerre et l’éliminer, s’il le faut, au nom de la démocratie et de la « responsabilité de protéger » la population libyenne. C’est à peu près ce que les gens ont retenu de Kadhafi et des raisons de la guerre fatale que les puissances de l’OTAN ont menée contre son pays. Et si la vérité était ailleurs ?…

jeudi 26 janvier 2017

Trump, un extraterrestre ?

Par Maâmar Farah
farahmadaure@gmail.com

Trump est-il vraiment l'homme opportuniste, dédaigneux et égocentrique, parano et totalement étranger aux choses de la politique ? Est-il un danger pour l'Amérique ? Pour le monde ? L'image que nous vendent les médias dominants qui ont pris l'habitude de tout régenter par leur bêtifiante propagande et la suprématie des idées imposées par leurs patrons ; cette image n'est jamais conforme à la réalité. L'opinion américaine a eu l'occasion de le vérifier à plusieurs reprises. A la télévision, média populaire dominant, les networks majeures ont développé des programmes qui volent au ras des pâquerettes, programmes qui ont émigré en Europe et que l'on peut voir désormais sur les chaînes d'en face. En plus, ces chaînes mentent tout le temps. Sur tout et sur rien. Dernier scandale : tout était manipulé sur la Syrie !
C'est quand même un monde étrange ! Alors que le risque de déflagration nucléaire s'approchait du zéro sur le décompte final, par la faute d'une politique agressive menée par Mme Clinton et Kerry, voilà que Trump promet la paix avec la Russie ! Bonne nouvelle, non ? C'est une mauvaise chose, nous disent les faiseurs d'opinion américains et les élites européennes. La guerre serait donc meilleure que la paix !

jeudi 25 août 2016

Les nouveaux défis du patron d’Apple Après cinq années à la tête du groupe,

Tim Cook doit trouver d’autres relais de croissance
C’était il y a cinq ans. Le 24 août 2011, Steve Jobs, le visionnaire patron d’Apple, cédait sa place aux  commandes de la marque à la pomme à son second, Tim Cook, alors âgé de 50 ans.
Affaibli par la maladie, un cancer du pancréas qui le rongeait depuis des années, l’inventeur de  l’iPhone s’éteignait moins de six semaines plus tard, laissant le destin d’Apple aux mains de son successeur. « Je suis persuadé que les jours les plus brillants et innovants d’Apple sont devant nous », écrivait Steve Jobs dans une lettre publique lors de sa démission. L’élève s’est-il montré à la hauteur des attentes de l’icône de la tech ? En tout cas, le cours de l’action a doublé sur la période et Apple pèse désormais 582 milliards de dollars (515 milliards d’euros) en Bourse.
Le cap du milliard d’iPhone vendus franchi Sous l’ère Tim Cook, comme sous celle de Steve Jobs,
l’iPhone reste le nerf de la guerre.

lundi 15 août 2016

Le nouvel ordre mondial de l’industrie



La production des usines, en recul aux Etats-Unis et au Japon, a stagné en Europe en 2015

C’est l’un des plus grands sites industriels en projet dans le monde. LeEco, le «Netflix chinois », a annoncé, mercredi 10 août, son intention de construire une usine de voitures électriques hyperconnectées à Huzhou, dans la riche province côtière du Zhejiang. L’ensemble du parc industriel devrait coûter 2,7 milliards d’euros, pour une   diversification jugée naturelle par Jia Yueting, le milliardaire propriétaire de ce groupe jusqu’à présent spécialiste d’Internet : l’automobile de demain sera un « terminal mobile intelligent monté sur quatre roues », prédit-il. Il se voit déjà en produire 400 000 par an…

mercredi 10 août 2016

ARABIE SAOUDITE «Du moujik au spoutnik»

Par Ammar Belhimer
ammarbelhimer@hotmail.fr

Matthew M. Reed, vice-président de Foreign Reports, Inc., une société de Conseil en matière pétrolière et politique basée à Washington, examine attentivement le plan de réforme saoudien qui doit conduire les réformes économiques du royaume wahhabite jusqu’en 2030(*).
Grosso modo, il estime que la démarche rendue publique en avril dernier représente «la vision la plus globale dans l’histoire du royaume», qu’elle peut servir l’emploi et la transparence, mais laissera beaucoup de gens sur le carreau. Le plan en question est un catalogue de mesures néolibérales ambitieuses destinées à privatiser des pans entiers de l’économie, dans l’objectif d’accroître les revenus non pétroliers, de réduire le poids de la dépense publique, d’encourager les investisseurs locaux et étrangers, d’ouvrir le capital de la société publique Aramco à des souscripteurs publics et privés, ainsi que «des centaines d’autres actions».

dimanche 7 août 2016

L'Égypte malade de ses Coptes

Par Ahmed Halli
halliahmed@hotmail.com

Deux évènements, deux informations en relation avec ces évènements, et qui donnent à réfléchir. Mardi 26 juillet, le curé de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray en Normandie est égorgé par deux jeunes terroristes français musulmans, repérés comme potentiellement dangereux, mais… On apprend ensuite que la paroisse où officiait la victime a fait don d'un terrain lui appartenant pour permettre aux musulmans de la ville de bâtir leur mosquée. De là à imaginer que c'est dans cette mosquée que les deux terroristes ont fourbi leurs armes, si j'ose dire. Les deux tueurs n'ont sans doute pas violé les lois universelles de l'hospitalité puisqu'ils étaient chez eux, mais ils ont au minimum «trahi le sel», comme on dit chez nous. Envers du décor : vendredi 22 juillet 2016, à Minieh en Haute-Égypte, après la prière collective des fidèles musulmans s'en prennent à des édifices coptes, incendiant notamment une église en chantier. Il y a longtemps que le vendredi n'est plus le jour propice à la spiritualité, et au rapprochement avec Dieu, mais se décline en jour de colère, et de violence, dans les pays arabes. Il suffit d'une étincelle pour mettre le feu aux poudres, et la mise à feu provient systématiquement du sermon d'un imam survolté qui pousse ses ouailles jusqu'à l'incandescence.

lundi 1 août 2016

« Stress tests » : les banques peuvent mieux faire



L’Autorité bancaire européenne a éprouvé la solidité financière de 51 établissements du Vieux Continent

européens attendaient le verdict avec nervosité. Il est tombé vendredi 29 juillet, à 22 heures, après la fermeture des marchés américains. Sans surprise, les banques italiennes sont parmi celles qui ont obtenu de mauvais résultats aux nouveaux tests de résistance (ou « stress tests ») menés par l’Autorité bancaire européenne (ABE). En particulier Monte dei Paschi di Siena (MPS), qui enregistre, de loin, la plus mauvaise performance.

jeudi 28 juillet 2016

La persistante tentation isolationniste




A quoi pensent les Etats-Unis ? Donald Trump radicalise de façon démagogique un   discours déjà relayé par Barack Obama et qui a une longue histoire aux Etats-Unis, le repli sur soi.

Par PAUL BERMAN*

ans sa version américaine, l’isolationnisme exprime un rejet de la philosophie de  l’histoire. Il est l’antithèse d’une vieille thèse américaine sur le progrès et la civilisation, à savoir l’idée selon laquelle l’humanité est en quête de liberté démocratique, et qu’elle finira par l’obtenir. Et le devoir de l’Amérique est d’ouvrir la voie dans cette direction. Transposée dans le domaine de la politique étrangère, cette idée constitue la doctrine de l’internationalisme progressiste, résumée dans le vocabulaire politique américain par le terme d’« idéalisme ».

mercredi 27 juillet 2016

L’éternel recommencement : La violence !


Daesh se frotte les mains. En tout état de cause, toutes les morts sont revendiquées par cette organisation. Un bus se renverse, hop, il est revendiqué. Un chat se fait écraser, hop, il est revendiqué. Basta messieurs, il y a trop de morts. Pour rien. Au nom de quoi ? Même si l’Islam a bon dos, il est toutefois innocent de ce qu’on peut lui imputer. Au lieu du djihad, réclamons-nous de l’ijtihad. A la violence, préférons l’intelligence. 

mardi 26 juillet 2016

Istanbul nid d’espions, Erdogan et la nostalgie de la grandeur…

Istanbul a-t-elle perdu sa renommée de nids d’espions qu’elle fut notamment durant la seconde guerre quand les alliés avaient intoxiqué les Allemands sur le lieu du débarquement du 5 juin 44 sur les côtes françaises.
On est tenté de répondre oui quand on voit que personne n’a eu "vent" de ce qui se tramait en Turquie dans la nuit du 14 juillet au 15 juillet 2016. Est-ce pour cette raison que de "prestigieux" journaux français ont été "séduits" ou réduits à faire appel à la thèse "complotiste" d’un coup d’Etat qui serait ourdi par le président turc en personne (*).

lundi 25 juillet 2016

A propos de l’attentat de Nice

Abdel Bari Atwan, rédacteur en chef de Raï al-Yaoum

Abdel Bari Atwan
L’État islamique (EI), ou Daesh, a revendiqué la responsabilité de l’attaque terroriste de jeudi dans la ville française de Nice.
Mohammad Lahouaiej Bouhel a conduit son camion de 19 tonnes dans une grande foule de gens de toutes les nationalités, alors qu’ils regardaient un feu d’artifice pour célébrer la Journée de la prise de la Bastille. Il a tué 84 personnes, dont dix étaient des enfants.

vendredi 1 juillet 2016

Irak, reprise de Fallouja, attentat d’Istanbul, et après ?

Par Hassane Zerrouky
hzerrouky@hotmail.com

Fondé le 29 juin 2014, l’Etat islamique (EI), plus connu sous son acronyme arabe de Daesh, a signé à sa manière le deuxième anniversaire de son existence en fomentant un triple attentat-suicide à l’aéroport Atatürk d’Istanbul (36 morts).
Cet Etat autoproclamé sur un territoire de plus de
200 000 km² à cheval sur l’Irak et la Syrie, avec pour capitale de facto, Mossoul (2 millions d’habitants), ambitionnant d’étendre son emprise sur tout le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, s’est doté de moyens militaires équivalents ou supérieurs à l’armée jordanienne: outre des véhicules blindés dont 140 chars Abrams et plus d’un

lundi 6 juin 2016

L’Amérique et la stagnation autoritaire arabe

Par Ammar Belhimer
La doctrine Obama du «leading from behind», théorisée à partir d’un célèbre discours à West Point et médiatisée en 2011, plaide pour une formule plus soft de sous-traitance à distance pouvant être traduite par «diriger depuis l’arrière», à distance, sans s’exposer, notamment pour s’épargner d’éventuelles pertes humaines.
Cette formule est loin d’être consensuelle s’agissant du monde arabe. Ray Takeyh, spécialiste du Moyen-Orient au Conseil des relations étrangères, explique ouvertement pourquoi les Etats-Unis le regretteront s’ils abandonnent le Moyen-Orient(*).