APS - ALGÉRIE

Affichage des articles dont le libellé est PALESTINE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PALESTINE. Afficher tous les articles

dimanche 17 décembre 2017

Donald Trump: el-massih edadjal ou l'antechrist





Les traditions musulmane, chrétienne et l'ancien testament (bible juive) annoncent l'arrivée d'un horrible personnage qui mettra la paix mondiale en péril: El Massih Edadjal ou l'Antéchrist.

Puisque Benjamin Netanyahou et Donald Trump évoquent l'histoire biblique pour affirmer
qu' El Qods (Jérusalem) est la capitale éternelle d'Israël, allons- y jusqu'au bout dans l'argumentaire historico-religieux pour dire tout ce que prédisent les Ecritures saintes et les traditions autant musulmanes que judéo-chrétienne comme danger et menace potentielle sur la paix en ce monde. Les trois religions et traditions avertissent l'humanité sur l'avènement annonciateur de « la fin des temps» d'un horrible personnage doté d'un grand pouvoir exceptionnel qui mettra en péril la paix entre les peuples et nations : El Massih Edadjal dans la tradition islamique ou l'Antéchrist dans le christianisme et l'ancien testament. Cet homme doté d'une grande puissance et d'un pouvoir particulier se proclamera prophète de son temps et sèmera malheurs, divisons entre les peuples et guerres entre nations. Il mettra en péril la paix et la survie de l'humanité et ne sera arrêté dans sa funeste mission, selon les hadiths islamiques et les traditions des trois religions monothéistes, que par le retour du vrai messie, soit le prophète Issa (Jésus-Christ).

Arabes/El Qods : la honte



«Ne nous cachons pas la vérité. Politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent. Ce pays est le leur, parce qu'ils y habitent, alors que nous venons nous y installer et de leur point de vue nous voulons les chasser de leur propre pays. Derrière le terrorisme (des Arabes) il y a un mouvement qui bien que primitif n'est pas dénué d'idéalisme et d'auto-sacrifice.»     

David Ben-Gourion *

Jérusalem dépasse la notion d'une grande métropole. Elle est un symbole et un grand point de fixation. Ville sainte, cité des prophètes, bénédiction de Dieu ; elle jouit d'un statut hors espace beaucoup plus spirituel que territorial. La déclarer comme capitale d'une entité n'est pas de nature à faire trop bouleverser les équilibres fondamentaux d'un monde changeant chaque jour. Elle est assiégée. Ce fait d'occupation accomplie est une ancienneté de facto qui se propose d'être seulement officialisé. Ce n'est qu'un prélude à autre chose, plus difficile cette fois-ci à ingurgiter. Ramener tous les belligérants, protagonistes, résistants vers une reconnaissance progressive. Le p'tit à p'tit en diplomatie est un art de grand couturier.

dimanche 26 novembre 2017

Le fantôme d'Arafat

par Abdelhak Benelhadj

« Tu ne meurs pas de ce que tu es malade ; tu meurs de ce que tu es vivant. » (Montaigne, Essais)

Menacé d'assassinat pendant des décennies, Yasser Arafat est décédé le 11 novembre 2004 à l'hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine) à l'âge de 75 ans. Il y a de cela 13 ans.

Sa mort a été à l'image de sa vie. Le chef charismatique d'une Palestine toujours à naître a suivi dans la tombe les Accords d'Oslo qu'Israël a imaginés pour achever son projet d'« Etat juif ». « Ambiguïté créatrice » avait expliqué Shimon Peres surfant sur le succès médiatique de l'« ordre par le bruit », les « attracteurs étranges » et le « chaos créateur » à l'usage des benêts.

Treize après son décès, le Proche Orient est dans le même état. Toujours au bord de la fin du monde : l'Irak et la Syrie ne sont plus qu'un vaste champ de ruines, l'Afghanistan une gigantesque narco-économie, la Turquie éperdue piétine aux portes d'une Europe barricadée, les pétromonarchies démonétisées comptent leurs sous. Israël du haut des créneaux de ses fortins contemple la chute successive de ses ennemis. Arafat n'est même plus un souvenir.

Etrange mort en vérité. A ce jour mystérieuse. Qu'on en juge :

mardi 11 octobre 2016

Le criminel de guerre Shimon Peres échappe à la justice humaine

Shimon Peres, décédé mercredi à l’age de 93 ans après avoir subi un accident vasculaire cérébral le 13 septembre, incarne la disparité entre l’image d’Israël en Occident et la réalité de ses sanglantes politiques coloniales en Palestine et dans la région.
Un acteur de la purification ethnique de la Palestine lors de la Nakba
Peres est né en Biélorussie en 1923, et sa famille a déménagé en Palestine dans les années 1930. Encore jeune, Peres a rejoint la Haganah, la milice première responsable de l’épuration ethnique des villages palestiniens en 1947-1949, au cours de la Nakba.
Alors que le déplacement violent des Palestiniens atteignait un record historique, Peres a toujours insisté sur le fait que les forces sionistes « ont confirmé la pureté des armes » lors de la création de l’État d’Israël. Il a été jusqu’à affirmer qu’avant l’existence d’Israël, « il n’y avait rien ici. »
Une vie au service du colonialisme et de l’apartheid.

dimanche 3 juillet 2016

Pour l’argent israélien, Erdogan trahit Gaza et les victimes du Mavi Marmara


Le tout jeune Furkan Doğan, passager du Mavi Marmara - le bateau qui devait briser le blocus de Gaza - a été froidement abattu par les Israéliens

Ces derniers jours, les médias israéliens et internationaux ont annoncé à coup de grand titres ronflants que la Turquie et Israël s’apprêtaient à renouer leurs relations diplomatiques rompues après que les commandos de marine israéliens ont assassiné 10 citoyens turcs sur le Mavi Marmara en 2010 ( dont un citoyen des États-Unis).

mardi 28 juin 2016

La délégitimisation des Palestiniens : une longue histoire




Après tout, ce n’est pas comme si la tactique de délégitimation était une nouveauté pour le sionisme.
 
Barrage militaire entre Jérusalem et Bethléem - Dans le paradis raciste et ségrégationniste sioniste, les habitants natifs de Palestine sont parqués, réprimés, souvent maltraités ou tués par les troupes d’occupation - Photo : Activestills.org

Thomas S. Harrington
Manifestant une fois de plus l’allégeance éhontée et geignarde à l’égard des fortunés qu’elle et son mari ont portée au rang d’art suprême au cours des trente dernières années, Hillary Clinton a écrit le 6 juillet dernier une lettre au milliardaire israélo-américain Haim Saban dans laquelle elle disait que :
Je sais que vous serez d‘accord que nous devons faire de la lutte contre le mouvement BDS une priorité. J’aimerais que vous me donniez votre avis sur la manière dont nous pouvons œuvrer ensemble, tous partis confondus, et en mobilisant une grande diversité de voix pour inverser cette tendance par l’information et la sensibilisation, et pour riposter à de nouvelles tentatives d’isoler et de délégitimer Israël.

Valls est rentré d'Israël les mains vides mais soumis



par Kharroubi Habib
Manuel Valls, le Premier Ministre français, dont la cote d'amour en Israël est très grande en raison de l'attachement personnel et fusionnel qu'il voue à ce pays et à sa cause, a certes reçu un accueil chaleureux en s'y rendant. Mais il n'a guère obtenu des autorités de l'Etat sioniste ce pourquoi il a été dépêché auprès d'elles à savoir leur acceptation de l'initiative de la France de réunir à Paris une conférence internationale sur le dossier palestinien vouée à la relance du processus de négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.

mardi 21 juin 2016

Que sommes-nous, après ce 68e anniversaire de la Nakba ?

Par Kamel Bouchama
Der Indenstaat est un ouvrage du Magyar Theodor Herzl qui expose sa conception du sionisme en même temps qu’il propose un État qui permette aux «Juifs de retrouver leur dignité et leur sécurité».
En bon philosophe-écrivain, ce Hongrois d’origine n’a pas oublié son autre «religion» et n’a pas hésité de ressusciter ce vieux rêve que caressent tous les Juifs : «Réaliser la promesse biblique du Grand Israël et dont l’étendue dépendrait de la fortune des armes.»

mardi 14 juin 2016

Israël, en marche vers le fascisme ?

Par Hassane Zerrouky
En janvier dernier, Gidéon Levy, éditorialiste d’Haaretz (quotidien de gauche israélien), caractérisait l’année 2015 comme l’annonce du «début d’un fascisme israélien désormais dénué du moindre faux semblant». Année au cours de laquelle ont été recensés plus de 120 actes de violence raciste perpétrés par des groupes d’extrême droite politico-religieux envers les civils palestiniens. Pour le cinéaste israélien Avi Mograbi, Israël est un Etat «nationaliste, xénophobe et fasciste» (sur France Culture le 17 mars dernier).

mardi 7 juin 2016

L'antisémitisme, arme d'intimidation massive



L'antisionisme a beau se définir comme un refus raisonné du sionisme, l'admettre comme tel serait encore faire un compromis avec l’inacceptable. Empreint d’une causalité diabolique, l’antisionisme est moralement disqualifié, mis hors jeu en vertu de l’anathème qui le frappe.

Dans un monde où le ressassement médiatique tient lieu de preuve irréfutable, certains mots sont des mots-valises, des signifiants interchangeables dont l’usage codifié à l’avance est propice à toutes les manipulations. De perpétuels glissements de sens autorisant le passage insidieux d’un terme à l’autre, rien ne s’oppose à l’inversion maligne par laquelle le bourreau se fait victime, la victime se fait bourreau, et l'antisionisme devient un antisémitisme, comme l'a affirmé Manuel Valls, premier chef de gouvernement français à avoir proféré une telle insulte. Au moment où « l’intifada des couteaux », en outre, est renvoyée par certains à la haine ancestrale pour les juifs, il n'est pas inutile de se demander pourquoi cette assimilation classique et néanmoins frauduleuse occupe une fonction essentielle dans le discours dominant.

dimanche 5 juin 2016

Un point de vue palestinien sur la polémique sur l’antisémitisme

Kamel Hawwash
En réaction à un article du 20 avril de Jonathan Freedland, éditorialiste au Guardian, intitulé : My plea to the left (Mon plaidoyer à la gauche), dans le cadre de la polémique sur l’antisémitisme qui sévirait au sein du Parti Travailliste, le professeur Kamel Hawwash a écrit la lettre suivante parue dans le Guardian le 2 mai.
Jonathan Freedland (My plea to the left, 30 April) nous demande d’imaginer l’hypothèse selon laquelle un pays lointain eût été créé pour les noirs et demande si la gauche traiterait ce pays comme elle traite Israël. En tant que Palestinien, je veux lui dire que si, au lieu que ce soit pour les juifs, un pays avait été créé sur notre patrie sans notre consentement, pour les noirs ou pour tout autre groupe, en tant que Palestiniens nous aurions protesté et résisté avec la même vigueur.

lundi 30 mai 2016

Les Arabes ont-ils trahi la Palestine ?




J’avais 21 ans lorsque j’ai traversé Gaza pour me rendre en Égypte, où je devais faire des études universitaires en sciences politiques. Le moment n’aurait pas pu être plus mal choisi.



L’invasion du Koweit par l’Irak en 1990 avait conduit à la constitution d’une large coalition internationale sous la houlette des États-Unis et sur un conflit armé majeur, qui a terme a ouvert la voie à l’invasion US de l’Irak en 2003. Je me suis rendu compte que les Palesti­niens étaient soudain “haïs” en Égypte, en raison du soutien que Yasser Arafat avait apporté à l’Irak à l’époque. Je ne m’étais seulement pas rendu compte de l’étendue de cette prétendue “haine”.

mardi 17 mai 2016

Les Palestiniens et le projet sioniste




Jusqu’en 1948, les Palestiniens sont majoritaires de la Méditerranée au Jourdain. En l’espace de cinquante ans, le projet sioniste renverse la donne, et fonde un État pour être un refuge pour les Juifs du monde. En analysant d’une part les étapes de la dépossession autochtone, et d’autres part les processus politiques et matériels qui ont permis l’avènement d’Israël, il s’agit avant tout de s’extraire de toute vision fantasmée ou idéologique du passé. Si dans l’Empire ottoman puis sous le mandat britannique des mouvements politiques se forment, ils ne parviennent pas à imposer un rapport de force favorable aux Palestiniens. Le façonnement d’une identité dans le cadre d’une lutte décoloniale et nationale, permet en revanche à ce peuple de ne pas connaître le même sort que les Amérindiens, et de revenir en tant qu’acteurs actifs dans les pages de l’histoire.

mardi 10 mai 2016

Criminaliser le combat contre l’occupation israélienne est la plus grande menace contre la liberté d’expression en Occident

JPEG - 229.9 ko
Manifestation contre l’apartheid israélien, Northeastern University, avril 2014 - Photo : Maria Amasanti

Le gouvernement du Royaume Uni a annoncé, ce jour, qu’il est désormais illégal pour « les conseils municipaux, les institutions publiques et même certaines associations universitaires d’étudiants... de refuser d’acheter des marchandises ou des services auprès de compagnies impliquées dans le commerce des armes, des combustibles fossiles, des produits du tabac, ou auprès des colonies israéliennes en Cisjordanie . »

jeudi 28 avril 2016

LE MONDE ARABE S'EFFRITE Qui se souvient de la Palestine?




Par Pr Chems Eddine CHITOUR


Les Palestiniens ont fait le deuil de leurs dirigeants qui sont de fait de connivence avec l'autorité d'occupation
«La Bible n'était pas un cadastre!» Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien
Le monde occidental (Europe) vit depuis quelque temps au rythme des bombes humaines. On découvre avec horreur ce que c'est que la mort, le deuil, le traumatisme, le sang et les larmes. Et les médias reprennent en boucle les mêmes informations.