L’Actualité en temps réel

jeudi 13 juillet 2017

Être écrivain, être journaliste, c’est écrire le monde et aider à le faire…


Par Cherif Rahmani(*)
1. Voici bientôt trente ans, Kateb Yacine décédait, c’était le 1er novembre 1989. Il a été enterré au cimetière El-Alia sur sa terre natale qu’il chérissait. Son attachement à la terre natale et à son peuple étaient trop forts pour qu’il pût s’éloigner durablement de l’un comme de l’autre autrement.
2. Son enterrement, le jour même où l’Algérie célébrait le trente-neuvième anniversaire du déclenchement de lutte pour la Libération nationale, était interpellant à plus d’un titre : le décès d’un auteur s’associait par un hasard dont l’histoire a le secret à la commémoration d’un évènement national au retentissement international.

dimanche 9 juillet 2017

Rihet Ezzmen ! Parfums d’avant !



Par Hakim Laâlam  
Email : hlaalam@gmail.com
Vous êtes en colère ? La moutarde vous monte au
nez ? Désormais, vous devrez prouver que la…
… moutarde n’est pas de Dijon !
Ah ! Ces goûts d’antan ! Vous vous souvenez du chocolat au riz soufflé ? L’emballage était bleu électrique. Je ne me rappelle plus de la marque, mais cet arrière-goût savon que recelait ce chocolat, mon Dieu, j’en tremble encore des papilles. Et la moutarde en pot de verre qui, non seulement, elle vous arrachait des larmes, vous carbonisait les narines, mais faisait aussi sonner les portiques de sécurité si vous en aviez mangé juste avant de passer dessous. Et le gros cube de fromage cheddar ? Ne me dites pas que vous n’avez pas en mémoire ce gros cube - en fait un rectangle affreux de rébus de fromage - exposé au rayon «laiterie» des Galeries Algériennes. Le must ce fromage-là, parce qu’il faisait double emploi : fromage, bien entendu. Mais aussi «Saboun El Kaleb», une sorte de savon de Marseille, car il moussait, le bougre ! Certaines ménagères, des novices sûrement, tentaient de le râper pour accompagner les pâtes, avant que des belles-mamans ou des mamans ne leur expliquent que si elles continuaient ainsi à s’échiner dessus, c’est la rapière, pourtant en fer, qui allait tomber en miettes ! Et je pourrais ainsi égrener sans fin les réminiscences de ces goûts d’une autre époque. D’une autre époque vintage, certes, mais qui risquent de redevenir d’actualité aujourd’hui. J’ai dit «risquent» ? J’ai écrit «risquent» ? Quel vilain canard que je suis ! Un dénigreur du MIB, le Made In Bladi ! Allons ! Allons ! Tout comme la Kasma de Ouled El Djedj qui, dans un communiqué virulent, rédigé au vitriol, vient de condamner les importations impérialistes de chocolat Milka et de ketchup Amora, j’en appelle à mon tour, ici même, à ne fumer que du thé algérien pour espérer rester éveillé à ce cauchemar fabriqué localement et qui continue, continue, continue…
H. L. IN LSA

NOTRE RAPPORT AU MONDE DE AMIN KHAN

L’Algérie qui baille devant sa glace...
 
Dans la suite de Nous autres, éléments pour un manifeste de l’Algérie heureuse, et toujours sous la direction de Amin Khan, un deuxième ouvrage collectif est sorti aux éditions Chihab. Le livre interroge le rapport des Algériens au reste du monde.
Cette suite s’intitule Notre rapport au monde et elle est riche des articles (ou contributions) d’auteurs qui se distinguent par leur esprit ouvert, éclectique, critique, lucide et libre. Ils sont dix à apporter chacun son point de vue, à éclairer le jeu à sa manière et à présenter un côté des choses plus ou moins visible, plus ou moins resté obscur aux yeux du lecteur. Chacun s’efforce de jeter la lumière sur une question précise ou sur un tableau plus complexe, en faisant appel à ses capacités intellectuelles naturelles, à l’intelligence, ou aux connaissances acquises, au savoir. Ils sont dix et ils ont pour noms : Ahmed Bedjaoui, Mouanis Bekari, Akram Belkaïd, Ahmed Cheniki, Saïd Djaâfer, Tin Hinan El Kadi, Suzanne El Farra, Jihad Hudaib, Amin Khan et Nedjib Sidi Moussa. Promesse d’une composition riche, plaisante, variée et toujours instructive.

mardi 4 juillet 2017

Monti ! Dimonti ! Bricouli ! Par Hakim Laâlam

Monti ! Dimonti ! Bricouli !
 
                                                         
                                                                                                                Email : hlaalam@gmail.com
Les autorités sont formelles : «En 2018, il faudra se ser-
rer la ceinture.» Mais après 2018, ça ira mieux puisque
nous n’aurons plus de…
… pantalons !
Le ministre de l’Industrie menace à présent de fermer les usines de montage de voitures. Il les accuse, entre autres, de n’être au fond que des passerelles déguisées d’importation. Bien ! Très bien ! Comme l’industrie, ce n’est pas un vulgaire jeu Lego que tu achèterais au supermarché pour amuser tes enfants, rappel de quelques règles basiques. Si le prédécesseur de Bedda Mahdjoub a lourdement fauté en accordant à tour de bras des autorisations à des firmes automobiles fraudeuses, la première chose à nous communiquer, ce sont les dates de son procès. Je rappelle que s’il y a eu malversations quelconques, à ce niveau-là d’interlocuteurs, c’est-à-dire d’Etat à Etat, c’est la Haute Cour qui doit être saisie et c’est, entre autres, les crimes d’intelligence avec pays étranger et de haute trahison qui doivent être posés sur la table des juges.

INDUSTRIE AUTOMOBILE Vers une redistribution des cartes

Il aura fallu un changement de gouvernement pour que les appréhensions de la presse et les inquiétudes différemment exprimées par l’opinion publique sur la pertinence de l’option de l’industrie automobile en Algérie soient enfin prises en compte par l’exécutif.
Et c’est le nouveau ministre de l’Industrie, Bedda Mahjoub qui, en l’espace de 48 heures, a tiré par deux fois la sonnette d’alarme sur la situation actuelle d’un secteur qui suscite à la fois de l’intérêt et des interrogations.
Sans prendre de gants, il dénonce en effet une stratégie qui est loin de répondre aux attentes des uns et des autres. Pour lui, «la première évaluation faite par mon secteur concernant la construction automobile fait ressortir que nous sommes loin des objectifs tracés. Telle qu’elle est conçue, cette démarche s’est révélée de l’importation déguisée». Pas moins.

LES CHIFFRES DU 1er TRIMESTRE 2017 LE RÉVÈLENT Situation alarmante dans les assurances

Ce n’est pas la joie chez les professionnels du secteur des assurances. Si l’on doit se fier à la note de conjoncture du marché des assurances relative au premier trimestre de cette année, la production accumulée a atteint les 36,3 milliards de DA, soit une baisse de près de 8% comparé à la même période en 2016. De quoi alarmer les assureurs.
A voir de près les chiffres de l’étude, il s’avère qu’à la fin des trois premiers mois de cette année, le chiffre d’affaires du marché des «assurances dommages» a connu une baisse de plus de huit points et demi comparé aux chiffres de l’année dernière.
En effet, il est passé de 36,6 milliards de dinars à 32,5 milliards. Ainsi, l’assurance automobile, la branche majeure des «assurances dommages», illustre parfaitement cette tendance baissière du marché constatée lors des trois premiers mois de cette année. Elle a enregistré entre le début janvier et la fin mars dernier un montant de 19,8 milliards de dinars, ce qui se traduit par une baisse de 5,8% par rapport à la même période, il y a un an.