L’Actualité en temps réel

mercredi 23 août 2017

L’Islam n’est pas coupable

Par Ammar Belhimer

ammarbelhimer@hotmail.fr

Le facteur économique comme motivation première reprend sa place dans la littérature relative au terrorisme international.
«Enhancing the Understanding of the Foreign Terrorist Fighters Phenomenon in Syria» («Améliorer la compréhension du phénomène des combattants terroristes étrangers en Syrie»), de juillet 2017, est un rapport de l’Office des Nations-Unies contre le terrorisme, qui fixe de façon approfondie ce qui a poussé des dizaines de milliers de «fous» de toutes nationalités à affluer vers la Syrie pour servir l’Etat islamique dans la perspective d’un hypothétique retour du califat – événement associé à l’âge d’or de l’Islam(*).
Mercenariat et appât du gain, d’une part, ignorance (une compréhension très sommaire ou approximative de l’Islam) et exotisme, d’autre part, ont longtemps aidé à répondre aux besoins des officines occidentales et monarchiques en chair à canon dans leurs guerres successives. L’hypothèse est confortée par ce que le rapport associe à une énigme : les criminels de retour de Syrie ils nient toute intention de «devenir des terroristes» et toute volonté de «commettre des actes de terrorisme en Europe à leur retour».

lundi 21 août 2017

Déclin de l’occidentalo-centrisme : chaos global ou avènement de nouvelles civilisations ?

Par le Pr émérite Chems Eddine ChitourEcole polytechnique d’Alger

«Le but de la civilisation, c’est la culture et le luxe. Une fois ce but atteint, la civilisation se gâte et décline, suivant en cela l’exemple des êtres vivants.»
(Ibn Khaldoun)

Mon attention a été attirée par le dernier ouvrage de Régis Debray sur l’américanisation de l’Europe. J’ai voulu savoir pourquoi le déclin des civilisations, seules garantes de la pérennité de l’humanité. En préambule, la Nasa nous informe que le risque de la disparation de la civilisation terrestre au sens large est avérée au vu de la boulimie multiforme actuelle qui épuise la Terre, sans compter naturellement l’exacerbation des conflits dont le plus prenant est le feuilleton de cet effet avec les docteurs Folamour-Trump et Kim Jong-un.
Mais qu’est ce que la civilisation ? Une civilisation est l'ensemble des caractéristiques spécifiques à une société, une région, un peuple, une nation, dans tous les domaines : sociaux, religieux, moraux, politiques, artistiques, intellectuels, scientifiques, techniques... Les composantes de la civilisation sont transmises de génération en génération par l'éducation. Dans cette approche de l'histoire de l'humanité, il n'est pas porté de jugements de valeur : civilisations sumérienne, égyptienne, babylonienne, maya, khmer, grecque, romaine, viking, arabe, occidentale...

jeudi 10 août 2017

MALEK BENNABI : L’AVENIR

01-DE L'ENTASSEMENT A LA CONSTRUCTION

 
Le monde musulman est demeuré longtemps en marge de l'histoire, évoluant sans but ou, à l'image du malade impuissant, résigné face à la maladie, perdit le sentiment de la douleur, devenue une partie de lui-même.
Juste avant l'avènement du XXe siècle, il entendit quelqu'un lui rappeler sa maladie et un autre lui évoquer la sollicitude divine parvenue jusqu'à son oreiller. Il n'a pas tardé à se réveiller de son profond sommeil et sentir l'effet de la douleur. Avec ce réveil apathique, une nouvelle ère commença pour le monde musulman, une ère appelée Renaissance. Mais que signifie ce réveillé ? Il est nécessaire de garder à l'esprit la ''maladie'' dans son acception médicale pour qu'on ait une idée juste sur le cas.
Evoquer une maladie ou l'éprouver ne veut pas dire, en toute évidence, ''remède''.
Le point de départ, ce sont les cinquante dernières années1.
Elles nous expliquent la situation présente dans laquelle évolue le Monde musulman, une situation qui peut être interprétée de deux façons antinomiques.
D'une part, le résultat probant des efforts fournis tout au long d'un demi-siècle au service de la Renaissance.

jeudi 27 juillet 2017

Interview de M.NOUREDDINE BOUKROUH À TSA

M. Nouredddine Boukrouh a accordé une interview à Nabila Hocine parue ce jour sur le site électronique "Tout sur l'Algérie" (TSA) dont voici le texte:

jeudi 13 juillet 2017

Être écrivain, être journaliste, c’est écrire le monde et aider à le faire…


Par Cherif Rahmani(*)
1. Voici bientôt trente ans, Kateb Yacine décédait, c’était le 1er novembre 1989. Il a été enterré au cimetière El-Alia sur sa terre natale qu’il chérissait. Son attachement à la terre natale et à son peuple étaient trop forts pour qu’il pût s’éloigner durablement de l’un comme de l’autre autrement.
2. Son enterrement, le jour même où l’Algérie célébrait le trente-neuvième anniversaire du déclenchement de lutte pour la Libération nationale, était interpellant à plus d’un titre : le décès d’un auteur s’associait par un hasard dont l’histoire a le secret à la commémoration d’un évènement national au retentissement international.

dimanche 9 juillet 2017

Rihet Ezzmen ! Parfums d’avant !



Par Hakim Laâlam  
Email : hlaalam@gmail.com
Vous êtes en colère ? La moutarde vous monte au
nez ? Désormais, vous devrez prouver que la…
… moutarde n’est pas de Dijon !
Ah ! Ces goûts d’antan ! Vous vous souvenez du chocolat au riz soufflé ? L’emballage était bleu électrique. Je ne me rappelle plus de la marque, mais cet arrière-goût savon que recelait ce chocolat, mon Dieu, j’en tremble encore des papilles. Et la moutarde en pot de verre qui, non seulement, elle vous arrachait des larmes, vous carbonisait les narines, mais faisait aussi sonner les portiques de sécurité si vous en aviez mangé juste avant de passer dessous. Et le gros cube de fromage cheddar ? Ne me dites pas que vous n’avez pas en mémoire ce gros cube - en fait un rectangle affreux de rébus de fromage - exposé au rayon «laiterie» des Galeries Algériennes. Le must ce fromage-là, parce qu’il faisait double emploi : fromage, bien entendu. Mais aussi «Saboun El Kaleb», une sorte de savon de Marseille, car il moussait, le bougre ! Certaines ménagères, des novices sûrement, tentaient de le râper pour accompagner les pâtes, avant que des belles-mamans ou des mamans ne leur expliquent que si elles continuaient ainsi à s’échiner dessus, c’est la rapière, pourtant en fer, qui allait tomber en miettes ! Et je pourrais ainsi égrener sans fin les réminiscences de ces goûts d’une autre époque. D’une autre époque vintage, certes, mais qui risquent de redevenir d’actualité aujourd’hui. J’ai dit «risquent» ? J’ai écrit «risquent» ? Quel vilain canard que je suis ! Un dénigreur du MIB, le Made In Bladi ! Allons ! Allons ! Tout comme la Kasma de Ouled El Djedj qui, dans un communiqué virulent, rédigé au vitriol, vient de condamner les importations impérialistes de chocolat Milka et de ketchup Amora, j’en appelle à mon tour, ici même, à ne fumer que du thé algérien pour espérer rester éveillé à ce cauchemar fabriqué localement et qui continue, continue, continue…
H. L. IN LSA