APS - ALGÉRIE

mardi 5 avril 2016

Panama Papers: De nouveaux détails sur Farid Bedjaoui, Omar Habour et Réda Hemche

MONEY

Le quotidien français Le Monde a révélé, ce lundi 4 avril, de nouveaux détails sur Farid Bedjaoui, Omar Habour et Réda Hemche, des intermédiaires algériens cités dans le scandale de corruption “Sonatrach II”.

Farid Bedjaoui, neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohamed Bedjaoui, possède “une myriade” de sociétés offshore créées par le cabinet panaméen Mossack Fonseca au début des années 2000, a indiqué le journal français dans le cadre de la grande enquête “Panama Papers”.
C’est sur le compte bancaire d’une de ses sociétés, Pearl Partners Ltd, que la société italienne Saipem, impliquée dans l’affaire Sonatrach II, a versé près de 198 millions d’euros. Un montant qui représente des pots-de-vin versés pour obtenir des contrats en Algérie, selon les dirigeants de l'entreprise.
Une partie de cette somme, selon Le Monde, a ensuite transité par Sorung Associates Inc., une autre entreprise de par Mossack Fonseca pour le compte de M. Bedjaoui qui détient des comptes à la Banque privée Edmond de Rothschild SA à Genève.
Sur un compte de cet même établissement, Réda Hemche, ex-chef de cabinet du PDG de Sonatrach et neveu de Chakib Khelil, l’ancien ministre de l’Energie, a reçu des paiements d’un montant de 1,75 millions d’euros.
Omar Habour, un autre nom cité dans le scandale Saipem/Sonatrach, détient avec Farid Bedjaoui la société Minkle Consultants SA, également créée par le cabinet panaméen. M. Habour, qui possède avec Chakib Khelil une propriété au Maryland, aux Etats Unis, aurait reçu un virement de 30 millions euros.
Les “Panama Papers” indiquent par ailleurs qu’Omar Habour, récemment cité dans le scandale Unaoil, est le bénéficiaire effectif de quatre sociétés offshore enregistrées par Mossack Fonseca, ajoute Le Monde.
Farid Bedjaoui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé en juillet 2013 par le parquet de Milan.
Plus de 100 rédactions dans 76 pays participent sous la coordination du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) à l'analyse et le traitement de ce qu'on appelle les Panama Papers, une masse de plus 11 millions de fichiers du cabinet panaméen Mossack Fonseca dont la spécialité des domiciliations off-shore.
Lire à ce sujet: « Panama papers » : 140 personnalités internationales ont utilisé des sociétés offshore 
La méga-fuite des documents - sans précédent dans l'histoire en termes de quantité - donne à cette affaire une dimension planétaire. Le traitement des dossiers montre qu'au milieu des noms peu connus, figurent aussi des célébrités, des chefs d'Etats et des sportifs.
Source: huffpostmaghreb.com