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lundi 9 mai 2016

Histoire de l'Algérie : VI-L'État de Numidie : (–250 à - 25)

L'histoire et la géographie de l'Algérie sont intimement liées. Ainsi, bien que la civilisation humaine au Maghreb remonte à des millénaires, ce n'est qu'à partir de l'Antiquité que cet espace commence à prendre sa forme actuelle en se scindant en trois régions-peuples :
Maghreb oriental, Maghreb central et Maghreb occidental. La région-peuple du Maghreb central évoluera au fil des siècles en l'État nation algérien moderne. Cet article traite donc de l'histoire de l'Algérie, et non pas seulement de l'histoire de la République algérienne moderne. 

VI-L'État de Numidie : (–250 à - 25)

 Le mausolée de Medghassen dans les Aurès date de 300 ans avant J.C. Il s'agit d'un  monument numide et du plus ancien mausolée de l'Algérie [4] . La période numide commence vers 250 avant JC avec l'émergence de deux tribus au nord de l'Algérie issues des Capsiens sédentarisés depuis le Néolithique : la tribu des Massyles à l'est et la tribu des Massaesyles à l'ouest. Ces tribus contrôlant les plaines entre la chaîne de l'Atlas et la côte méditerranéenne au Nord de l'Algérie arrivent rapidement à la confrontation.  

Seconde guerre punique
La rivalité débute avec l'arrivée au pouvoir de Syphax en 215 av. J.-C., roi des Massaesyles. Ce  dernier veut faire de son royaume une puissance commerciale et militaire, et s'allie à Carthage dans sa lutte contre Rome. Syphax est toutefois gêné dans ses projets par la présence de la principauté des Massyles à l'Est commandé par le roi Zelalsen. Les Massyles occupent les terres entre le royaume de Syphax et Carthage, c'est ainsi que Syphax décide de se débarrasser d'eux. Il déclenche les hostilités avec l'aide de Carthage, il provoque des troubles internes chez les Massyles pour les affaiblir avant de les écraser. Zelalsen meurt rapidement et est remplacé par Gaia. Les Massyles se rapprochent de Rome mais rechignent à sceller une alliance durable. Syphax commet toutefois sa première erreur en cassant son alliance avec Carthage subitement et en s'alliant à Rome qui lui envoie trois centuries de soldats. Carthage se met alors à soutenir les Massyles, mais le roi Gaia meurt subitement. Son fils Massinissa qui à 17 ans remporte une victoire sur Syphax puis traverse la Méditerranée et s'en va remporter des victoires supplémentaires sur les Romains en Ibérie. Son corps de cavalerie composé de Massyles et de Gétules s'avère d'une excellente efficacité sous son commandement.
Lorsqu'il apprend que son père meurt il revient d'Ibérie vers l'est algérien pour assumer le pouvoir et y trouve son royaume en proie à des luttes intestines. Pendant son absence, trois rois se sont déjà succédé sur son trône en quelques mois de l'an 206 avant JC. (Ozalces, Capussa et Lacumazes). Massinissa constate que pendant qu'il remportait des victoires pour les Carthaginois, ces derniers abandonnaient son royaume. Il se saisit du pouvoir, et casse son alliance avec Carthage, changeant de camp et s'allie à Rome. Il participe alors au côté des Romains à la bataille de Matka en territoire Carthaginois. Les troupes Carthaginoises commandées par général Hannibal réussissent à éloigner la cavalerie de Massinissa du champ de bataille en la poussant à un engagement un peu plus loin.
L'infanterie Romaine commandée par Scipion l'Africain se retrouve alors coincée face à Hannibal et n'arrive pas a faire pencher la balance de son côté. Cependant, le brillant stratège que fut Massinissa réussit à remporter une victoire rapide sur les troupes carthaginoises et lance sa cavalerie ensuite sur le terrain de bataille principale. Son arrivée permet aux Romains de vaincre l'armée carthaginoise et c'est ainsi que le général Hannibal fut capturé en grande partie grâce à la malice de Massinissa. Carthage a ainsi perdu la deuxième guerre punique, et Massinissa contrôle à présent tout l'est algérien.
Massinissa s'engage dans un ambitieux plan qui détermine les frontières du nord de l'Algérie moderne. Il fait creuser avec l'aide des légions Romaines une fosse longue de plusieurs kilomètres avec l'actuelle Tabarka à l'Est et ses territoires annexés aux Carthaginois à l'Ouest. Il prend le contrôle ainsi de Cirta (Constantine), et en fait sa capitale. Massinissa s'attelle ensuite à réformer son royaume, à introduire l'agriculture céréalière, à reformer l'impôt fiscal, et à consolider son alliance avec Rome en même temps que son armée. Par la suite il décide de conquérir les territoires de Syphax, ce qui fut fait quelque temps après. Syphax et Massinissa développent une rivalité entre eux, et qui est centrée non seulement sur la politique mais aussi sur une femme. Sophonisbe la fille du général carthaginois Hasdrubal dont Massinissa était amoureux aurait été livrée par son père défait par les troupes de Massinissa à Syphax son rival. Massinissa fait acheminer un poison à Sophonisbe qu'elle prend pour se suicider avant de consommer son mariage avec Syphax pour sauver l'honneur de son amant.

Unification
Massinissa ensuite se livre à la conquête et au démantèlement du royaume de Syphax, ce qu'il réussit progressivement, unifiant la Numidie et établissant la frontière Ouest de son royaume au niveau de la rivière Moulouya, proche de l'actuelle frontière algéro-marocaine. Vers 150 avant J.-C., Massinissa dirige un royaume unifié et puissant, militairement et  conomiquement qui s'étend sur tout le Nord de l'Algérie. Il a réussi à ramener sous sa coupe les tribus Gétules, à vaincre son rival Syphax, et à sceller une alliance solide avec Carthage. Âgé de près de 90 ans, Massinissa décide de provoquer à présent la chute de Carthage elle-même. Il cherche à pousser Carthage à la guerre, et attaque plus de 70 villages carthaginois sans prévenir. Carthage se voit obligé de répliquer pour se défendre, même si cela signifie la violation
du traité de paix avec Rome, qui s'empresse de lui déclarer la guerre. Massinissa a provoqué ainsi la troisième guerre punique juste avant de mourir, commandant lui-même ses troupes sur le terrain à plus de 90 ans. Carthage s'effondre deux ans plus tard en 148 av. J.-C..
Le règne puis la disparition de Massinissa fut le prélude à l'occupation romaine de la Numidie. En effet, l'occupation romaine de la Numidie fut précédée d'un long travail politique qui s'étala sur environ un siècle de -125 à -25. La Numidie effectua son premier rapprochement historique avec Rome avant même son unification, lorsque Syphax roi de la
Numidie Occidentale scella une alliance avec Rome contre Carthage et la Numidie orientale. Toutefois lorsque Syphax, pour des raisons qui ne sont pas encore claires, décide de casser son alliance avec Rome la donne politique change définitivement. Les Berbères numides utilisaient le mot Taferka qui signifiait “Terre” dans le sens de “propriété terrienne”, et le mot Aferkiw pour désigner celui qui vit sur la terre dans le sens de propriétaire terrien. La célèbre maxime numide traduite en latin par la suite a donné le mot Africa pour désigner les terres de la côte sud de la Méditerranée autour de la Numidie et de Carthage (plus tard et après l'Empire romain les Européens utilisèrent le mot ‘Afrique' pour désigner tout le continent africain).
L'École d'histoire française, l'une des premières à réaliser un travail soutenu et largement documenté sur l'histoire numide[réf. nécessaire], a attribué la fameuse maxime « l'Afrique aux
Africains ! » à Massinissa. Toutefois, l'École d'histoire algérienne fondée à partir de 1962
semble pencher pour une autre interprétation. En effet selon celle ci, il serait plus probable
que la maxime « l'Afrique aux Africains ! » fut prononcée par Syphax et non Massinissa,
lorsque Syphax décida de briser son alliance avec Rome soudainement, et de s'allier à
Carthage l'Africaine. La raison pour laquelle Syphax décida de se séparer de Rome qui
pourtant semblait avoir la main haute sur le conflit avec Carthage n'est toujours pas claire.
Peut-être que Syphax, en stratège prévoyant avait-il compris que Rome finirait par vaincre
Carthage avec le temps et qu'ensuite la menace romaine se tournerait vers la Numidie ?
Cela est possible, mais en tout état de cause, l'école algérienne semble penser qu'il est plus
probable que ce soit Syphax qui ait prononcé la maxime « l'Afrique aux Africains! » et non
Massinissa. Massinissa, l'unificateur de la Numidie qui a défait Syphax par la suite, s'était
allié aux Romains, lui qui leur avait infligé de sévères défaites pourtant en Ibérie. La raison
pour l'alliance de Massinissa aux Romains est double : d'une part les Carthaginois
semblaient jouer un double jeu avec son royaume, en lui demandant de combattre les
Romains contre de l'argent, tout en encourageant les troubles politiques dans son royaume.
D'autre part la défection de Syphax finit par convaincre Massinissa de s'allier à son ennemi
d'hier Rome.
L'alliance de Rome avec Massinissa provoqua des changements profonds dans la région.
Massinissa alla de victoires en victoires, écrasant Syphax, unifiant la Numidie, affaiblissant
Carthage avec l'aide de Rome, et finalement provoquant sa destruction ultime par Rome à
la fin de son règne qui dura plus d'un demi-siècle. Le premier ancêtre de l'état algérien
moderne, celui de la Numidie unifiée de Massinissa, fut un tel succès sous son règne qu'à
sa mort, Rome ne pouvait voir, et ne voyait plus qu'une seule menace sur les côtes
africaines : cette même Numidie de Massinissa.
Règne de Jugurtha
Ainsi après la mort du grand roi Massinissa, une crise de succession, vue d'un bon oeil par
Rome se produisit et qui plaça la Numidie dans des troubles politiques. Micipsa, fils de
Massinissa assuma le pouvoir brièvement, et fit envoyer le très populaire Jugurtha, petit-fils
de Massinissa, comme représentant en Ibérie pour l'éloigner du pouvoir. Micipsa nomme
Gulussa vice-roi et ministre de la guerre et Mastanabal vice-roi et ministre de la Justice.
Après le bref règne de Micipsa, ses deux fils Adherbal et Hiempsal finissent par détruire
tout le travail d'unification de Massinissa en divisant la Numidie de nouveau en Numidie
Orientale et Occidentale. La crise politique encore larvée à ce stade entre Rome et la
Numidie, finit par devenir publique lorsque Jugurtha, le très populaire petit-fils de
Massinissa revient en Numidie et se saisit du pouvoir par la force en 118 av. J.-C., en
s'attaquant aux petits-fils de Massinissa (tuant Hiempsal et expulsant Adherbal qui s'enfuit
à Rome) pour réunifier la Numidie et la remettre sur le chemin de la stabilité et du
développement.
Rome qui ne voit pas d'un bon oeil cette réunification, se met alors à chercher des
problèmes politiques à Jugurtha, en lui demandant de s'expliquer sur sa prise de pouvoir
violente et l'expulsion d'Adherbal qui s'est réfugié chez eux. Jugurtha aurait répliqué dans
son entourage qu'il est une chose qu'il avait apprise des Romains lors de son séjour en
Ibérie : « Roma est urbs venalia » (trad. « Rome est une ville à acheter »), faisant ainsi
référence à l'étendue de la corruption chez les officiels romains. C'est ainsi que Jugurtha se
résout à acheter un répit en offrant de l'argent à des membres de la classe politique
romaine pour les corrompre. Rome accepte alors de le laisser régner, mais seulement à
condition que la Numidie reste divisée. Elle lui offre la reconnaissance diplomatique sur la
Numidie occidentale, à condition de remettre Adherbal sur le trône en Numidie Orientale.
Jugurtha accepta dans un premier temps l'offre de Rome. Cependant, ses intentions de
restaurer la Numidie unifiée et forte à l'instar de celle que son grand-père avait construite
reste les mêmes. C'est ainsi qu'en 112 avant JC, il décide d'envahir la Numidie Orientale,
réunifiant ainsi la Numidie. Au passage il fait exécuter plusieurs hommes d'affaires romains
qu'il trouve sur place en Numidie Orientale. Le gouvernement Romain furieux d'un tel
développement est sur le point de lui déclarer la guerre, lorsque Jugurtha réussit de
nouveau a corrompre les responsables en place à Rome. Cela a pour conséquence de
calmer l'animosité envers lui a Rome, et même de lui procurer un traité de paix avantageux.
Toutefois, quelque temps plus tard, et suite à quelques changements dans la balance du
pouvoir à Rome, Jugurtha est convoqué à Rome pour s'expliquer sur la manière dont il
aurait obtenu un traité de paix si suspect. Excédé, Jugurtha fait exécuter Adherbal en
réponse, et la classe politique romaine se déchaîne alors et finit par demander l'invasion de
la Numidie. Rome envoie le consul Metellus en Numidie à la tête de plusieurs légions pour
punir Jugurtha et le déposer. Jugurtha réussit grâce à son intelligence et à son courage
attestés à résister durant des années, en combinant des manoeuvres militaires face aux
Romains et politiques avec son voisin de l'ouest, le roi Bocchus Ier de Maurétanie. L'adjoint
du consul Metellus, Gaius Marius entrevoyant une opportunité retourne à Rome pour se
plaindre de l'inefficacité suspecte de son chef et demande à être élu consul à sa place, ce
qu'il obtint. C'est alors que Gaius Marius envoie son questeur, Lucius Cornelius Sulla en
mission en Maurétanie pour négocier l'aide de Bocchus Ier. Bocchus accepte alors de trahir
Jugurtha, et aide les Romains à le faire tomber dans un guet-apens où il est capturé.
Jugurtha est alors envoyé à la fameuse prison de Tullianum, et exécuté tout de suite après
la tradition du triomphe romain en 104 avant J.-C. à la prison de Tullianum.
Colonisation et découpage du territoire
Après l'exécution de Jugurtha, la Numidie occidentale est offerte à Bocchus pour être rajoutée à son royaume de Maurétanie, tandis que la Numidie orientale est gouvernée encore quelque temps par des princes Numides soumis à Rome. Le roi Gauda, demi-frère de Jugurtha, fut placé sur le trône pour succéder en premier à Jugurtha et régna de 106 a 88 av. J.-C. Puis
son fils, le roi Hiempsal II fut placé sur le trône et régna de 88 à 60 avant JC. Juba Ier arriva au pouvoir à l'âge de 25 ans après avoir reçu une éducation dans le style romain. L'arrivée de Juba Ier au pouvoir signifia un retour à la ligne royale légitime de Massinissa car il était l'arrière-petit-fils de Massinissa et fils du roi Hiempsal, lui-même fils légitime de Massinissa et assassiné par Jugurtha. Juba Ier, descendant direct de Massinissa fut ainsi placé sur le trône en 60 av. J.-C. pour succéder à Hiempsal II. Lors d'une visite à Rome, Jules César qui ne portait pas de barbe, l'insulta publiquement tout en tirant sur la sienne. Quelque temps plus tard, Gaius Quintus Scribonus Curio, un tribun (l'équivalent d'un parlementaire aujourd'hui) romain se mit à chercher des problèmes politiques à la Numidie pour le compte de Jules César. Curio est issu d'une famille noble et riche dont le père et le grand-père furent des personnages flamboyants, mais aussi à la fois des tribuns, généraux et hommes d'affaires. Gaius Quintus Scribonus Curio se ruina pour honorer leur mémoire, et fit construire le premier amphithéâtre de Rome en l'honneur de son père, et il y célébra plusieurs jeux là-bas. Écrasé par le poids des dettes, Jules César lui proposa de payer ses dettes, à condition que ce dernier lui offre son soutien de tribun face à la Numidie, Curio accepta. C'est ainsi que Curio proposa en 50 av.



J.-C. du haut de sa tribune que la Numidie soit tout simplement vendue tout entière à un
Romain, c'est-à-dire que le pays numide soit privatisé. Plusieurs sénateurs ne prenaient pas
Curio au sérieux dans ses affaires, toutefois Jules César le nomme général de l'Afrique un
an plus tard et l'envoie soumettre Juba Ier pour faire de l'idée une réalité. Au même
moment, Bocchus II, roi de Maurétanie et fils de Bocchus Ier, met ses armées en marche et
la Numidie se retrouve attaquée sur deux fronts. Juba Ier envoie alors son lieutenant
Sabura pour combattre les troupes de Bocchus II, tandis qu'il se porte lui-même contre les
légions Romaines dirigées par Curio. La réplique numide est une réussite totale, et tandis
que le lieutenant Sabura réussit à vaincre les armées maurétaniennes, Juba Ier écrase les
légions Romaines, et capture Curio lui-même, qu'il fait exécuter par ses hommes.
Juba Ier sachant pertinemment qu'il ne pouvait résister à Jules César qui avait étendu les frontières de Rome jusqu'en Gaule, et qui semblait déterminé à vaincre rapidement leur chef Vercingétorix, se résolut à s'allier à Pompée, le chef militaire qui avait ramené ses légions aux portes de Rome exigeant un triomphe, et qui avait écrasé la piraterie en Méditerranée ainsi que la révolte de Spartacus. Ce dernier semblait également être le candidat le plus sûr pour une alliance protectrice contre Jules César car étant le plus en opposition avec lui. Lorsque la confrontation entre Jules César et Pompée se transforme en guerre civile romaine en 46 avant JC, Juba Ier participe militairement au côté de Pompée dans la lutte contre les légions de César. À la bataille de Thapsus en 46 av. J.-C., Jules César émerge en vainqueur, Pompée et Juba I sont poussés à la retraite. Juba Ier de retour en Numidie, se suicide avec l'aide de son esclave quelques jours plus tard, et la Numidie devient la province romaine de Africa Nova pendant 16 ans. 


Le fils de Juba Ier, prénommé Juba II est pris à Rome où il reçoit une éducation très poussée qui lui permit de maîtriser parfaitement plusieurs langues à la fois. Il épouse par la suite Cléopâtre Selênê elle aussi retenue à Rome. Cléopâtre Selênê était la fille de Cléopâtre VII d'Égypte et de Marc Antoine, général et ami de Jules César. En 30 avant JC, Auguste dissout la province d'Africa Nova et place le fils de Juba Ier sur le trône sous le nom de souverain de Juba II, en espérant obtenir une nouvelle coopération entre la Numidie et Rome. Juba II gouverne avec sa femme Cléopâtre Selênê la Numidie orientale ainsi durant 5 ans. Toutefois étant trop Romain pour les Numides, Juba II abdique face à des troubles politiques grandissant, et quitte la Numidie avec sa femme, mettant fin ainsi à la dynastie numide après plus de deux siècles de règne. La Numidie orientale revient alors à son statut de province romaine sous le nom de Africa Nova. Juba II est alors placé sur le trône de la Maurétanie, qui conserve les territoires de la Numidie occidentale et il y régne jusqu'en l'an 23.
Son fils Ptolémée de Maurétanie lui succédé au trône jusqu'en l'an 40, suite à quoi l'empereur Caligula le fait assassiner après avoir décidé de faire de la Maurétanie une province romaine.
Caligula sépare alors la Numidie occidentale de la Maurétanie, et fait de la Numidie occidentale la province de Maurétanie Césarienne qui s'étend de la Kabylie aux environs de l'actuelle frontière marocaine (rivière Moulouya), tandis que la Maurétanie devient la province de la Maurétanie Tingitane.
Vers le début du premier siècle. Les Maghraoua auraient été très nombreux dans les environs d'Icosium (Alger) et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir. Ptolémée de Maurétanie, fera transférer une partie des Maghraoua vers le chlef [5].

A SUIVRE ... V-Période romaine: (- 25 à 430)

 


 

 

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